25 mars 1957, le Traité de Rome - commentaires 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2007-04-05T18:24:26Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment2203 2007-04-05T18:24:26Z <p>Effectivement, tu as parfaitement raison. D'ailleurs, pour mémoire, on peut rappeler que le Traité de Rome porte douze signatures (deux pour chacun des Etat partenaires) : soit celles du ministre des affaires étrangères et/ou du chef de gouvernement et/ou encore celle du chef de la délégation qui mena les négociations pour son pays. A savoir :</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour la Belgique : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Henri_Spaak" class="spip_out" rel='nofollow external'>Paul-Henri Spaak</a> et le Baron Jean-Charles Snoy et d'Oppuers.</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour l'Allemagne fédérale : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Konrad_Adenauer" class="spip_out" rel='nofollow external'>Konrad Adenauer</a> et Walter Hallstein.</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour la France : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Pineau" class="spip_out" rel='nofollow external'>Christian Pineau</a> et Maurice Faure.</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour l'Italie (donc...) : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Segni" class="spip_out" rel='nofollow external'>Antonio Segni</a> et Gaetano Martino.</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour le Luxembourg : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Bech" class="spip_out" rel='nofollow external'>Joseph Bech</a> et Lambert Schaus.</p> <p><img src='https://mobile.taurillon.org/squelettes-dist/puce.gif' width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> Pour les Pays-bas : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Luns" class="spip_out" rel='nofollow external'>Joseph Luns</a> et Johannes Linthorst Homan.</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2007-04-05T14:54:49Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment2201 2007-04-05T14:54:49Z <p>Une erreur s'est glisée dans le récit de Jean-Michel Gaillard. Lors de la signature des traités de Rome, l'Italie n'était pas représentée par Amintore Fanfani, mais par Antonio Segni (président du Conseil) et par Gaetano Martino (ministre des Affaires étrangères)</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-04-04T09:57:15Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment431 2006-04-04T09:57:15Z <p>Voilà, c'est cela même.</p> <p>C'est là un peu l'expression d'une sorte de ce péché de ''jusquauboutisme'' qui fait que certains refusent ce qui peut être saisi immédiatement au nom de ce qu'il faudrait pouvoir obtenir dans l'absolu.</p> <p>C'est précisément ce type de raisonnement qui les a probablement conduit (et les uns, et les autres...) à refuser un traité imparfait (mais pourtant bel et bien concret...) au nom d'un document idéal mais hypothétique (et sans existence concrète véritable).</p> <p>C'est un peu le combat intellectuel du ''je veux tout, maintenant et tout de suite'' face au ''patience, patience, poursuivons la stratégie des petits pas...''.</p> <p>Néanmoins il ne faut pas non plus oublier que, dans un cas comme dans l'autre, les sauts qualitatifs obtenus apparaissaient si modestes voire si decevants à certains (ou tellement secondaires eut égard à la structure de l'ensemble du document), que ceux-là mêmes sont allés jusqu'à dire que ces documents représentaient des changements d'orientation, jusqu'à parler de trahison de l'idéal fondateur. A méditer.</p> <p>(Ronan)</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2006-04-04T09:42:11Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment430 2006-04-04T09:42:11Z <p>Oui, oui : il ne faudrait quand même pas qu'une telle mise en scène, aussi maladroite soit-elle effectivement, n'autorise qui que ce soit à contester l'incontestable réalité politique de l'accord ni la validité juridique non moins incontestable des signatures apposées.</p> <p>(Ronan)</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2006-04-04T05:42:30Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment429 2006-04-04T05:42:30Z <p>Oui, tu as eu raison de préciser cela, je n'avais pas pensé qu'on puisse prendre mon commentaire au premier degré ^^</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-04-04T05:39:29Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment428 2006-04-04T05:39:29Z <p>Si je comprends bien, PMF a eu la même attitude que les fédéralistes qui ont voté non au référendum sur le TCE...</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-03-30T13:51:49Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment419 2006-03-30T13:51:49Z <p>Il n'était pas dans mon intention de porter des jugements de valeur sur, ni de jeter la pierre à Guy Mollet, à PMF ou qui que ce soit d'autre. Il s'agissait juste de relater des faits de la façon la plus ''technique'' et la plus ''neutre'' possible.</p> <p>Plusieurs faits sont là en effet incontestables : entre autre que PMF a effectivement voté contre le traité de Rome (comme d'autres...), mais pour des raisons effectivement diamétralement opposées à ceux-là (comme le souligne ici très justement David...).</p> <p>Pour ma part, je regrette effectivement que l'échec du projet fédéraliste lié à la CED et le choix de l'autre chemin (fonctionnaliste) lié à la CEE nous ait effectivement éloigné d'une Europe fédérale alors à portée de main.</p> <p>Il faut espérer que ce ne soit là que temporaire et momentanné. Pour le reste, c'est l'Histoire...</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2006-03-29T06:43:31Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment413 2006-03-29T06:43:31Z <p>Venant de ta part, je sais que c'est de l'humour.</p> <p>Autant néanmoins préciser que les différents signataires s'étaient, tout de même, bel et bien (et incontestablement) mis d'accord sur la substance du Traité.</p> <p>Quant à la cérémonie du 25 mars 1957, il faut la prendre en tant que telle : une cérémonie symbolique et solennelle, non sans quelque décorum ni esprit de mise en scène, effectivement... Comme cela se fait d'ailleurs toujours à la signature de tout document de ce même type, que le Traité concerné soit celui de Versailles, de Lunéville, de Montceaux-les-mines, de Maubeuge, de Rome ou de l'Elysée...</p> <p>Or (et c'est là l'essentiel, il me semble...) cela n'enlève sans doute absolument rien au fond de l'affaire ni à la validité juridique de l'ensemble des dispositions stipulées dans le document.</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-03-28T17:19:20Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment410 2006-03-28T17:19:20Z <p>Bien étrange réaction, David et contradictoire..</p> <p>D'abord, il ne s'agit pas d'un amalgame que de constater que en l'espèce PMF et les nationalistes votent dans le même sens. Il faut aussi relativiser son rôle par rapport à l'affaire CED : il porte une responsabilité indéniable dans le rejet car il ne s'est pas engagé en faveur du traité soumis au Parlement alors qu'il était chef du gouvernement.</p> <p>Par ailleurs dire que le traité de Rome c'est la mort de l'Europe fédérale est parfaitement faux (sinon on peut fermer le Taurillon et l'association tout de suite) : si la méthode fonctionnaliste triomphe, c'est justement que la méthode constitutionaliste avait échouée avec la CED. On ne peut que constater que l'on a progressé significativement vers du fédéralisme avec ce traité de Rome et ceux qui l'ont suivis. Ce qui a freiné (et effectivement peut être empêché pour longtemps l'avénement nécessaire d'une Europe fédérale ce n'est pas le traité de Rome mais le coup d'Etat qui a conduit à l'instauration du régime gaulliste d'une part et l'adhésion du Royaume Uni d'autre part (dont PMF regrette pourtant l'absence selon l'article). Pour le coup c'est toi qui fait un amalgame me semble-t-il.</p> <p>Quant à la politique algérienne il s'agit d'une toute autre affaire qui n'a strictement rien à voir, à part son issue désastreuse avec le retour de de Gaulle.</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-03-28T13:47:21Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment409 2006-03-28T13:47:21Z <p>Quel amalgame honteux ! le PCF, les poujadistes et... Pierre Mendès France ! Peut être eut il été préférable de montrer qu'une partie de la classe politique française s'est effectivement montrée frileuse mais pour des raisons bien éloignées de celle du nationalisme primaire ! PMF est en effet un des artisans du projet d'Europe de la défense, qui avait comme corollaire l'Europe poltiique. Le traité de Rome c'est tout de même, également, la mort de tout espoir de voir une Europe fédérale, capable d'agir poltiiquement, se construire à court terme en Europe... Pas de quoi trop s'enthousiasmer tout de même ! Sans compter que parallèlement Mollet signe Rome et massacre à Alger. PMF lui, refuse Rome au nom d'une Europe politique qu'il était encore possible de réaliser immédiatement, et conteste la politique algérienne en démissionant du gouvernement. Qui était plus cohérent, plus juste, plus dans le sens de l'histoire ? à vous de juger.</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2006-03-26T23:44:09Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment407 2006-03-26T23:44:09Z <p>Si je comprends bien, ils ont signé un chèque en blanc :-D</p> 25 mars 1957, le Traité de Rome 2006-03-26T23:40:25Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment406 2006-03-26T23:40:25Z <p>Très bon article, Ronan.</p> <p>Finalement, rien n'a changé : sont pour l'Europe, les socialistes et les démocrates-chrétiens ; et sont contre l'Europe, les communistes et les souverainistes.</p> <p>Ah si, une chose a changé : en ce temps-là, la France pouvait encore dire non sans se saborder...</p> 25 III 1957 : Un autre récit, un autre témoignage. 2006-03-25T19:11:08Z https://mobile.taurillon.org/25-mars-1957-le-Traite-de-Rome#comment405 2006-03-25T19:11:08Z <p>''Les printemps de Rome sont connus dans le monde entier pour leur douceur et pour la sensation de réveil et d'avenir qu'ils suscitent. Des peintres et des hommes de lettres européens, inspirés par ce phénomène, en ont longuement décrit tout le charme.</p> <p>Le 25 mars 1957 ne présageait, en revanche, rien de tout cela. Le froid était piquant et de violentes ondées s'abattaient sur la ville dans le fracas assourdissant du tonnerre. Les passants, soucieux d'éviter les caprices de l'orage et les pièges du terrain accidenté, ne pouvaient assurément pas soupçonner que ce jour entrerait dans l'histoire comme une des journées les plus importantes de tout le siècle.</p> <p>Lorsque les plénipotentiaires de Belgique, d'Allemagne, de France, d'Italie, du Luxembourg et des Pays-Bas montèrent les marches du Capitole pour la cérémonie de la signature, les mille cloches de Rome se mirent à sonner à toute volée.</p> <p>La signature avait été précédée de négociations longues et difficiles, entamées à l'occasion de la conférence de Messine en 1955, qui avait connu plus d'un moment d'âpres tensions.</p> <p>Au matin du 25 mars 1957, les textes du traité n'étaient pas encore disponibles. Afin de ne pas différer la cérémonie, il fallut trouver un expédient. Les pages sur lesquelles les plénipotentiaires devaient apposer leur signature devant les photographes et les caméras furent imprimées en toute hâte. Ces pages furent ensuite rattachées à un nombre important de feuilles blanches qui constituaient le volume complet. Ce n'est que quelques jours plus tard que les ''vraies'' pages furent insérées à leur place.</p> <p>Les difficultés des négociations avaient résulté du climat politique qui régnait à cette époque en Europe. Les blessures de la Seconde Guerre mondiale étaient encore très vives, et, par peur de faire un trop grand nombre de concessions, les négociateurs redoublaient de vigilance. Le projet stratégique de construire une Communauté économique européenne n'était approuvé alors que par six pays. Pour les autres, le délai de réflexion devait être plus long. Pour certains se posait en outre, comme condition préalable, le rétablissement de la liberté et de la démocratie.</p> <p>Même au sein des pays signataires, l'acceptation des Traités ne fut pas une entreprise facile : d'importantes forces politiques et une partie de l'opinion publique étaient farouchement opposées à l'aventure communautaire.</p> <p>Certains craignaient l'asservissement aux Etats-Unis, la perte de la liberté nationale ou encore la naissance d'un nouvel Empire romain ; d'autres pensaient (déjà !) que la libéralisation des échanges bouleverserait totalement le tissu économique national. On voyait, enfin, dans la suppression des droits de douanes et dans la libre circulation des travailleurs les causes d'une catastrophe sans précédent dans notre société.</p> <p>Au sein même de la majorité gouvernementale des pays signataires, tous n'étaient pas convaincus que les accords signés dans la salle des Horaces et des Curiaces constituaient le meilleur moyen de rétablir définitivement la paix en Europe, d'apporter la prospérité à l'ensemble de l'économie européenne et de donner un poids politique adéquat à ce continent.</p> <p>Après quarante ans, il sera intéressant de relire les chroniques du 26 mars 1957 pour évaluer, chacun pour son propre compte, l'ampleur du changement.''</p> <p><strong>- D'après un texte publié in ''Les Traités de Rome à la une'' : une brochure éditée par la Commission européenne, document publié en mars 1997, spécialement à l'occasion du 40' anniversaire des Traités de Rome.</strong></p>